Les opérateurs de jeux d'argent non agréés au Royaume-Uni devraient traiter 36 milliards de livres sterling de volume de paris d'ici 2031, selon un nouveau rapport sectoriel. Le segment offshore s'est développé régulièrement au cours des cinq dernières années, attirant l'activité loin des fournisseurs nationaux réglementés.
Évolutions du marché et impact fiscal
Les données de H2 Gambling Capital montrent que le chiffre d'affaires offshore est passé de 5 milliards de livres sterling en 2019 à 16,6 milliards de livres sterling en 2025. Le revenu brut de jeu des opérateurs non agréés est passé de 200 millions de livres sterling à 685 millions de livres sterling au cours de la même période, les prévisions portant ce chiffre à 1,4 milliard de livres sterling d'ici 2031. Les entreprises britanniques agréées captent actuellement 92 % du revenu brut de jeu, une part qui devrait tomber à 85 % dans les six ans.
Le revenu total des jeux d'argent en ligne au Royaume-Uni devrait augmenter de 8,8 milliards de livres sterling à 9,6 milliards de livres sterling en termes nominaux. Les ajustements pour l'inflation indiquent toutefois une baisse réelle de la valeur totale du marché. Le rapport relie la croissance offshore aux hausses d'impôts prévues.
La taxe sur les jeux à distance passera de 21 % à 40 % en avril 2026, tandis que la taxe sur les paris en ligne atteindra 25 % en avril 2027. Ces mesures pourraient réduire le revenu brut de jeu du segment iGaming de 5 % en 2027, le ramenant à 5,39 milliards de livres sterling.